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STATEMENT

 

Le duo d’artistes MeyerMétivier DesignHaus s’est formé lors d’un piquetage dur devant les portes de leur université en 2016. Ennuyés de leur situation sociopolitique et éducative, les artistes Lieven Meyer et Charles-Antoine Blais Métivier s’engageaient alors à renouveller les stratégies employées par les grévistes en fabriquant des objets en série, destinés à être animés par des participants des manifestations, et parfois à évoluer dans l’espace virtuel des réseaux-sociaux. 

Out: les vieilles bannières défraîchies, In: la circulation d’images médiatiques. 

Depuis, leur travail prend aussi la forme d’interventions sculpturales in-situ, qui aborde des enjeux sociaux d’un contexte spécifique, toujours sur un ton à la fois ludique, et provoquant. 

MMDH s’intéresse à l’esthétique de la marchandabilité et au kitsch. Leurs emprunts au design industriel de produits sériels bon marché, leur permet d’explorer les enjeux liées à la sculpture sociale dans un contexte de production de masse. Par le détournement des stratégies du marketing, MMDH remet aussi en question l’ampleur des moyens nécessaires pour aborder les causes sociopolitiques ou culturelles qu’ils sont invités à commenter. En effet, au coeur de leur production, les principes de la récupération, de la revalorisation, et du DIY trahissent toujours leurs intentions marchandes.

C’est ainsi que MMDH revampe de vieilles idées et des concepts obsolètes par le biais d’un lavage symbolique de leur image poussiéreuse. En reconstruisant et en renouvelant leurs enjeux, MMDH se présente comme le bouton Refresh qui remettra de la valeur dans l’objet et de l’effort dans le discours. 

 

 

La recherche artistique de Lieven Meyer s’exprime par une pratique multidisciplinaire, qui réfléchit sur trois figures traditionnelles du médium sculptural : l’emplacement (territoire), le monument (espace) et l’enjeu politique (corps). Cette approche confronte les aspects matériels et immatériels, c’est à dire, d’une part, des sujets et matériaux classiques connotés à la sculpture académique, comme la représentation figurative, et d’autre part, l’expérience de performance et de médias basés sur le temps en fonction de leurs qualités sculpturales. Se considérant sculpteur formé en dessin et façonnage académique, sa curiosité s’inspire d’une lecture sociopolitique, philosophique et historique de la sculpture, portant sur ses formes de pouvoir économique et impérial au sein des sociétés occidentales actuelles. Ce procédé vise également à explorer ses contextes représentationnels par la conception d’environnements, de lieux ou d’événements. 

www.lievenmeyer.de

 

 

Blais Métivier s’intéresse au rapport intime qui se tisse entre l’humain et la technologie. Celui-ci se manifeste par un langage visuel en constante évolution, et par une présence croissante des protocoles qui encadrent cette nouvelle production d’images. C’est en déambulant dans le web ou dans son environnement immédiat qu’il effectue d’importantes collectes de matériel visuel (photos, blogue vidéo, affiches, etc). Puis, en s’inspirant de méthodes d’analyses empruntées à la sociologie, et à l’anthropologie, il dégage les similarités récurrentes de cette nouvelle production visuelle. Ces cadres méthodologiques, parviennent à révéler les codes de la communication visuelle qui font désormais partie intégrante de notre inconscient collectif. La collecte et l’analyse de ces corpus d’images suggère ensuite des stratégies de détournement pouvant mener à la réalisation d’oeuvres sculpturales, d’installations, et de manœuvres infiltrantes.

www.charles-antoine.ca